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Audition du notaire BALLEY
par la Brigade Criminelle de Cotonou

Le mécanisme de falsification narrative : démonstration et exigences d'enquête.

Objet Analyse du PV d'audition et identification du mécanisme de substitution probatoire
Source PV d'audition de Me BALLEY du 19/03/2025 ; réquisition n° 60/2025
Autorité saisie Brigade Criminelle de Cotonou (BAC)
Publication 19 septembre 2026 — note d'analyse publique
Synthèse en une ligne

Ce dossier démontre qu'une parole privée a systématiquement recouvert les pièces, et que l'audition n'a pas défait ce mécanisme : elle l'a laissé prospérer en traitant les contradictions comme un bruit de fond plutôt que comme l'objet central de l'enquête.

L'audition du notaire Balley en 2 minutes

Motion design avec voix-off : la question que l'audition n'a pas tranchée, les contradictions, le mécanisme de substitution et les actions d'enquête à engager.

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Le 19 mars 2025, la Brigade criminelle de Cotonou auditionne le notaire Félix Balley. Elle a laissé un récit prendre la place des pièces.

Pour une disposition immobilière après décès, la question est étroite : où est l'acte ? À quelle date ? Sur quel bien ? Au profit de quel acquéreur ? Quelle trace d'enregistrement ou de publicité ? L'audition parle autour de l'acte, sans le produire.

Trois constats. L'acte de disposition après décès, pièce mère du dossier, reste fantôme. Le mandat du notaire, annoncé, n'est pas produit. Et la parcelle litigieuse, lot 488 à Gbégamey, n'est établie ni par la Mairie, qui indique « superficie : néant », ni par l'IGN, qui n'a « aucun document afférent ».

Les contradictions restent entières : la date de décès ; la valorisation, entre certificat, jugement et écrit manuscrit ; le mandat annoncé, non produit. L'origine des montants est imputée au défunt, sans pièce-source. La décision de l'APDP est invoquée, mais non produite.

Le mécanisme est une chaîne : la preuve est remplacée par le récit, le récit par l'autorité, l'autorité par l'inertie institutionnelle. On ne produit pas l'acte : on en parle. On invoque une règle abstraite : « le système est déclaratif ».

Sept temps. Déplacer la source de vérité. Attribuer au défunt ce qui est déclaré après coup. Recouvrir la contradiction par une banalité procédurale. Substituer la parole de l'opérateur surveillé à celle du contrôleur. Sanctuariser le récit par une mention juridictionnelle. Empêcher la remontée à la pièce mère. Enfin, transformer la contradiction en bruit de fond.

Faire passer pour prouvés des faits seulement racontés, pour anciennes des imputations construites après coup, pour institutionnelle la parole d'un acteur privé. Puis faire passer pour close une contradiction que l'enquête n'a jamais véritablement ouverte.

Ce que la BAC doit faire : requérir l'acte de disposition après décès, et entendre l'avocat Victorien Fade. Ces deux actions conditionnent toutes les autres. Exiger le mandat du notaire au jour de l'acte, requérir la décision de l'APDP si elle existe, confronter dates, valeurs et qualités, puis qualifier.

Sensibiliser. Exiger des comptes. L'analyse complète et les pièces sont en ligne : wadagni2026-verite.com

1. Synthèse exécutive

Le dossier met en évidence un mécanisme de falsification narrative qui n'est pas un faux grossier, mais un système de substitution. La preuve est progressivement remplacée par le récit, puis le récit par l'autorité, puis l'autorité par l'inertie institutionnelle. La présente analyse démontre que l'audition du notaire BALLEY par la BAC, loin de défaire ce système, l'a laissé prospérer en traitant les contradictions comme un bruit de fond plutôt que comme l'objet central de l'enquête.

Trois constats imposent une réorientation immédiate de la procédure : (i) l'acte de disposition post mortem, pièce mère du dossier, demeure fantôme ; (ii) le mandat du notaire, annoncé, n'est pas produit ; (iii) la parcelle litigieuse (lot 488, Gbègamey) n'est matériellement établie ni par la Mairie ni par l'IGN. Tant que ces trois points ne sont pas tranchés, le récit du notaire tient lieu de preuve, et l'autorité de l'enquête est captée par celui qui devrait la subir.

Formule-clé
« Le mécanisme de falsification narrative consiste à faire passer pour prouvés des faits seulement racontés, à faire passer pour anciennes des imputations construites après coup, à faire passer pour institutionnelle la parole d'un acteur privé, puis à faire passer pour close une contradiction que l'enquête n'a jamais véritablement ouverte. »

2. Contexte et enjeux de l'audition

L'audition porte sur une disposition immobilière post mortem dont la régularité est contestée. Pour une telle disposition, la question décisive est étroite et matérielle : où se trouve l'acte de disposition ? À quelle date a-t-il été établi ? Sur quel bien précis ? Au profit de quel acquéreur ? Avec quelle trace d'enregistrement ou de publicité ? Au lieu de répondre à ces questions, l'audition a laissé s'installer un récit qui parle autour de l'acte sans produire l'acte.

Les enjeux sont triples. Premièrement, la régularité du mandat du notaire au jour de l'acte, vers 2016 : aucune pièce n'établit qu'il agissait « en qualité de mandataire et au nom des héritiers ». Deuxièmement, la matérialité de la parcelle litigieuse : la Mairie de Cotonou indique « superficie : néant » et l'IGN ne dispose d'« aucun document afférent » à la parcelle B du lot 488 à Gbègamey. Troisièmement, la qualification pénale éventuelle au regard du Code pénal béninois. L'absence de remontée à la pièce mère prive l'enquête de son point d'ancrage et rend impossibles les deux autres questions.

3. Constats matériels : les contradictions non résolues

Les contradictions ci-dessous ne sont pas six problèmes isolés : prises ensemble, elles dessinent un mécanisme unique de construction d'une apparence de régularité par empilement de déclarations non reconduites à leur base matérielle.

Objet État des pièces Constat Pièce concernée
Date de décès Mention contradictoire dans le dossier Non conciliée Certificat d'acquit de droit
Valorisation Certificat d'acquit ≠ jugement ≠ écrit manuscrit du 12/07/2007 Divergence radicale Agla.pdf
Mandat du notaire Annoncé comme « mandataire des héritiers », non produit Pièce manquante —
Origine des montants Imputée au de cujus, sans pièce-source Imputation artificielle Certificat d'acquit
Parcelle (lot 488, Gbègamey) Mairie : « superficie : néant » ; IGN : « aucun document afférent » Bien non matérialisé PV de compulsion C
Décision APDP Invoquée, non produite Captation d'autorité Réponse APDP du 13/12/2024

Lecture

Aucune de ces lignes n'est tranchée par une pièce-source. Chacune est éclairée uniquement par le récit du notaire. C'est l'indice caractéristique d'un mécanisme de falsification narrative : la pièce manque, le bien vacille, la contradiction crie, mais le récit continue.

4. Le mécanisme : une chaîne de substitution

Le mécanisme se décrit comme une chaîne où chaque étape recouvre la précédente. On ne produit pas l'acte ; on en parle. On ne démontre pas la régularité ; on invoque une règle abstraite (« le système est déclaratif »). On ne produit pas la décision de l'autorité ; on produit une parole sur la décision. Et, faute de pièce mère, le récit prospère.

Étape 1Preuve
Étape 2Récit
Étape 3Autorité
Étape 4Inertie institutionnelle

5. Les sept temps de la démonstration

Chaque temps ci-dessous décrit un procédé précis, son effet, et la pièce visée. L'ordre est cumulatif : chaque temps rend le précédent plus difficile à défaire.

N° Temps / procédé Effet Pièce visée
1 Déplacer la source de vérité Le discours dévie vers des supports secondaires (commentaire, testament abstrait) au lieu de l'acte constitutif. PV de compulsion C
2 Attribuer au de cujus ce qui est déclaré après coup Une déclaration successorale post mortem est présentée comme estimation du défunt, sans pièce-source. Certificat d'acquit de droit ; Agla.pdf
3 Recouvrir la contradiction par une banalité procédurale « Le système est déclaratif » devient un écran qui n'explique ni les dates, ni les valeurs, ni l'absence de mandat. Code pénal béninois
4 Substituer la parole de l'opérateur surveillé à celle du contrôleur L'APDP est invoquée sans décision notifiée produite : triple dénaturation (objet, temporelle, compétence). Réponse APDP du 13/12/2024
5 Sanctuariser le récit par une mention juridictionnelle « Constate » dans un jugement ne clôt pas la question de la pièce qui fonde le constat. Lettre PS CRIET 2
6 Empêcher la remontée à la pièce mère L'acte de disposition post mortem demeure fantôme ; l'avocat Victorien Fade, susceptible de l'éclairer, n'a pas été entendu. Lettre PS CRIET 2
7 Transformer la contradiction en bruit de fond La BAC compartimente les contradictions au lieu d'en faire l'objet central de l'enquête. Code pénal ; CPP art. 39 ; loi 2006-14 art. 29

6. Formule synthétique

La formule la plus ramassée du dossier, et sa suite logique, méritent d'être isolées : elles résument l'ensemble du mécanisme et désignent sa conséquence procédurale immédiate.

Conclusion analytique
« Le mécanisme de falsification narrative consiste à faire passer pour prouvés des faits seulement racontés, à faire passer pour anciennes des imputations construites après coup, à faire passer pour institutionnelle la parole d'un acteur privé, puis à faire passer pour close une contradiction que l'enquête n'a jamais véritablement ouverte. »
« Autrement dit : la pièce manque, le bien vacille, la contradiction crie, mais le récit continue — parce qu'au lieu de remonter à la source matérielle, les institutions ont laissé circuler une version. »

7. Recommandations à la BAC

Pour convertir l'audition en enquête effective, la BAC doit inverser la logique actuelle : partir des contradictions, exiger les pièces-source, confronter les acteurs, remonter la chaîne de production documentaire, puis qualifier. Les actions prioritaires, avec leur fondement juridique, sont les suivantes :

N° Action Objet Fondement
1 Requérir la production de l'acte de disposition post mortem Pièce mère du dossier CPP art. 39
2 Entendre l'avocat Victorien Fade, mentionné dans les développements récents Acteur susceptible d'éclairer la production de l'acte CPP art. 39
3 Exiger le mandat du notaire au jour de l'acte (2016) Régularité de la représentation Loi n° 2006-14 art. 29
4 Requérir la décision notifiée de l'APDP, si elle existe Vérifier la captation d'autorité Loi n° 2024-01
5 Confronter dates, valeurs et qualités juridiques Neutraliser l'effet d'écran « déclaratif » Code pénal béninois
6 Qualifier au regard des art. 22, 23, 303, 304, 305, 312 al. 2 et 839 Qualification pénale éventuelle Code pénal béninois

Ordre d'exécution

Les actions 1 et 2 conditionnent toutes les autres : sans la pièce mère et sans l'audition de l'avocat Victorien Fade, la qualification (action 6) reste prématurée. La BAC est invitée à consigner ces requérissements dans un PV complémentaire avant tout nouveau développement narratif sur le dossier.

8. Base juridique et pièces de référence

Pièces du dossier

  • PV d'audition de Me BALLEY du 19/03/2025 ; réquisition n° 60/2025
  • PV de compulsion C
  • Certificat d'acquit de droit
  • Agla.pdf
  • Lettre PS CRIET 2
  • Réponse APDP du 13/12/2024 ; délibéré annoncé au 19/12/2024
  • Écrit manuscrit du 12/07/2007

Textes applicables

  • Code pénal béninois : articles 22, 23, 303, 304, 305, 312 alinéa 2, 839
  • Code de procédure pénale (Bénin) : article 39
  • Loi n° 2006-14 portant régime des personnes et biens en matière de successions : article 29
  • Loi n° 2024-01 relative au Code du numérique (Livre V — protection des données à caractère personnel) : autorité APDP

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Cette analyse s'appuie sur les pièces justificatives publiées sur ce site.

📥 Analyse au format PDF 📰 Absence de lien successoral 📂 Pièces justificatives ⚖️ L'affaire Feliho